Marceline Loridan-Ivens, premier prix "Méiri pour la mémoire"

Ma vie balagan

Le premier Prix  "Méiri pour la mémoire" a été attribué à Marceline Loridan-Ivens pour son livre "Ma vie balagan"  (Editions Robert-Laffont).

 

Le prix Méiri pour la mémoire 2009 sera remis à Perpignan le 9 juin prochain à Marceline Loridan-Ivens.

Le Prix  Méiri pour la mémoire a été fondé en 2008 à l'occasion de la venue  à Perpignan d'Elie Wiesel, Prix Nobel de la Paix et du grand rabbin de France Gilles Bernheim,  lauréat du prix "Spiritualités d'aujourd'hui" pour son livre de dialogue avec Mgr Philippe Barbarin , "Le rabbin et le cardinal  (éditions Stock). 

Le jury fondateur de ce prix est présidé par Daniel Halimi. Il compte parmi ses membres-fondateurs des acteurs du dialogue interreligieux, comme André Bonet, secrétaire général du prix, Jean-Jacques Bedu, Michel Bolassel, Henry Bonnier, Salomon Malka, Jean Mattern, Corynne Mas,  Kawtar Moutaïb, Maurice Halimi, Alain Radondy, et Gilles Rozier.

Présentation du lauréat par les organisateurs du prix

Dans un beau livre crépusculaire, "Ma vie balagan" (prix Méiri pour la mémoire 2009),  la cinéaste et documentariste Marceline Loridan-Ivens témoigne sur sa déportation avec son amie Simone Veil, le cinéma fleuve de son mari Joris Ivens et la vie qui fait des tours. Pour échapper à la mort, elle répond par l’art du « balagan ». Simone Veil, son amie pour la vie, se rappelle que même à Auschwitz Marceline racontait des histoires drôles. Une façon pour elle de survivre à la souffrance omniprésente du souvenir. Ainsi se reconstruit à la première personne, sur une mémoire fuyante et une force de vie contagieuse, la légende intime de Marceline Loridan-Ivens, que le feu des nazis n'a pas pu anéantir.

Veuve du cinéaste Joris Ivens, elle a vécu l'enfer des camps de concentration allemands de 1943 à 1945. Elle a réalisé le film  La Petite prairie aux bouleaux, qu'elle a signé en forme de devoir de mémoire. Pour la réalisatrice Marceline Loridan-Ivens, "on occulte le fait que chaque déporté était un individu, avec son expérience, son vécu, sa sensibilité, sa personnalité. Aujourd'hui, chaque survivant a ses souvenirs, ses douleurs de cette époque qui l'ont marqué dans sa chair et son esprit. Il partage avec les autres survivants d'avoir vécu la même tragédie, mais chacun, en fonction de ce qu'il était."


1 commentaire:

Reema dsouza a dit…

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